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Grande-Bretagne : Les preuves que les passeports sanitaires sont pires qu’inutiles

Alors que l’ampleur de la rébellion des Communes contre les mesures du « Plan B » imposées par le gouvernement s’accroît avant le vote de mardi, le Daily Sceptic s’est penché sur les preuves en faveur des passeports sanitaires.

Malheureusement, les mesures sont susceptibles d’être adoptées quelle que soit l’ampleur de la rébellion en raison du soutien des travaillistes, mais le nombre de rebelles semble actuellement suffisamment important pour que le gouvernement doive compter sur les votes de l’opposition – un signe supplémentaire de la faiblesse de Boris Johnson et de la précarité de sa position.

Les mesures du « plan B » du gouvernement comprennent l’extension du port du masque à la plupart des lieux couverts, à l’exception de l’hôtellerie, et la réintroduction de l’orientation vers le travail à domicile. Mais l’aspect de loin le plus flagrant est l’introduction de passeports sanitaires pour les boîtes de nuit et les lieux plus importants, la première fois qu’ils sont imposés en Angleterre. Si le vote est adopté, les passeports seront obligatoires à partir de mercredi.

Le mois dernier, le gouvernement écossais a publié un rapport censé confirmer le bien-fondé de la poursuite de l’utilisation des passeports vaccinaux au nord de la frontière, introduits pour la première fois le 1er octobre. Michael Simmons, journaliste spécialisé dans les données du Spectator, a examiné ce rapport et a constaté qu’il n’était pas très convaincant. Il n’a fourni aucune preuve que les passeports vaccinaux augmentaient l’utilisation des vaccins, déclarant : « Le taux d’augmentation global de la première et de la deuxième dose a été similaire dans quatre pays du Royaume-Uni ». En fait, après l’introduction des passeports, l’adoption du vaccin en Angleterre a dépassé celle de l’Écosse chez les adultes (les passeports ne s’appliquaient pas aux enfants), avec une augmentation de 1,6 % en Angleterre contre 1,3 % en Écosse.

M. Simmons souligne que, selon les dernières données de l’ONS, au 15 novembre, 95,3 % des adultes en Angleterre ont des anticorps contre le SRAS-CoV-2, soit un taux légèrement supérieur à celui de l’Écosse, où il est de 95 %, malgré les laissez-passer vaccinaux. Il est difficile de voir comment ces chiffres pourraient être beaucoup plus élevés, même si la coercition vaccinale devient draconienne.

L’adoption du vaccin est également significativement plus faible parmi les minorités ethniques et les groupes moins aisés, ce qui signifie que les passeports vaccinaux désavantageront ces groupes de manière disproportionnée.

Utilisation des vaccins en Ecosse à partir du 24 août 2021
Utilisation des vaccins en Ecosse à partir du 24 août 2021 (AuditScotland)

La commission de l’administration publique et des affaires constitutionnelles de la Chambre des communes a publié en juin un rapport concluant que « rien ne justifie les passeports Covid ».

Plusieurs pays, dont la France, l’Allemagne, l’Irlande et l’Italie, ont introduit des passeports sanitaires pour l’entrée dans des lieux tels que les boîtes de nuit, les restaurants et les endroits où se trouvent de grandes foules. Si l’on examine les taux d’infection signalés dans ces pays depuis l’introduction de ces passeports (voir ci-dessus) et qu’on les compare à ceux du Portugal, de l’Espagne et de la Suède, où les passeports de vaccination ne sont pas obligatoires, on ne constate aucun impact évident. En effet, les trois pays ayant les plus mauvais taux sont des pays à passeport – mais il faut noter que les taux de  » cas  » bruts doivent être traités avec prudence, par exemple, la récente tendance à la hausse en Suède n’est pas présente dans le taux de tests positifs, qui est largement stable depuis le mois dernier. Néanmoins, une absence d’impact similaire peut être observée dans les taux de tests positifs.

Une comparaison des taux d’infection estimés par l’ONS en Angleterre et au Pays de Galles, où les passeports vaccinaux ont été introduits le 11 octobre, montre une absence d’impact similaire. En effet, le taux d’infection au Pays de Galles a eu tendance à être plus élevé que celui de l’Angleterre au cours de la période (bien que les intervalles de confiance pour le Pays de Galles soient larges).

Enquête sur les infections de l'ONS
Enquête sur les infections de l’ONS

Cette preuve concrète de l’absence d’impact des passeports sanitaires sur les taux d’infection n’est en fait pas très surprenante à la lumière des données brutes de l’UKHSA qui montrent des taux d’infection plus élevés chez les vaccinés que chez les non-vaccinés dans de nombreux groupes d’âge, et de l’accumulation de preuves que les vaccins ne réduisent pas la charge virale ou la transmission.

Dans l’ensemble, rien ne prouve que les passeports vaccinaux font une différence appréciable dans la propagation du COVID-19 qui pourrait justifier, même théoriquement, les coûts qu’ils entraînent pour les entreprises et les préjudices qu’ils infligent aux personnes non vaccinées en particulier, ainsi qu’aux personnes vaccinées qui sont privées de la compagnie ou des services des personnes non vaccinées. Il n’y a pas non plus de preuve qu’ils augmentent les taux de vaccination une fois que la vaccination est déjà à un niveau élevé. Pourtant, ils créent une société « papiers s’il vous plaît ! » qui discrimine et ségrège les gens et désavantage particulièrement les minorités ethniques et les personnes moins fortunées. Il s’agit donc de souffrir pour ne rien gagner. Alors, quel est l’intérêt ?

Remparthttps://www.rempart-infos.com
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